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Stéphane Mallarmé 『Autobiographie: Lettre à Verlaine』

「un livre qui soit un livre, architectural et prémédité, et non un recueil des inspirations de hasard, fussent-elles merveilleuses... J’irai plus loin, je dirai : le Livre, persuadé qu’au fond il n’y en a qu’un, tenté à son insu par quiconque a écrit, même les Génies.」

「一の書物とは一の書物であって、建築的であり予め熟考されたものであり、如何に驚嘆すべき霊感であったとしても、偶然の霊感の蒐集ではない…… 更に突込んで言うならば、それを書いたところの誰かによって、精霊にさえよって、その知らぬ間に試みられた、根本に於いてただ一つしかないと確信される、書物というものである。」


Stéphane Mallarmé
『Autobiographie:
Lettre à Verlaine』


L'Échoppe, Paris, 1991
32pp, 18x10.5cm, paperback



mallarme - autobiographie 01


本書はマラルメがヴェルレーヌの要請に応じて書いた、その内容から「自叙伝」と呼ばれている手紙を単独刊行したもので、いわゆる「書物」についても語られています。


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マネがマラルメ訳「大鴉」(ポオ原作)のために描いたデッサン。1875年。


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ゴーギャンによるマラルメの肖像(デッサン)。1891年。


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◆本書より◆


「Paris, lundi 16 novembre 1885.

Mon cher Verlaine,
Je suis en retard avec vous, parce que j’ai recherché ce que j’avais prêté, un peu de côté et d’autre, au diable, de l’œuvre inédite de Villiers. Ci-joint le presque rien que je possède.

Mais des renseignements précis sur ce cher et vieux fugace, je n’en ai pas : son adresse même, je l’ignore ; nos deux mains se retrouvent l’une dans l’autre, comme desserrées de la veille, au détour d’une rue, tous les ans, parce qu’il existe un Dieu. À part cela, il serait exact aux rendez-vous et, le jour où, pour les Hommes d’Aujourd’hui, aussi bien que pour les Poètes Maudits, vous voudrez, allant mieux, le rencontrer chez Vanier, avec qui il va être en affaires pour la publication d’Axël, nul doute, je le connais, aucun doute, qu’il ne soit là à l’heure dite. Littérairement, personne de plus ponctuel que lui : c’est donc à Vanier à obtenir d’abord son adresse, de M. Darzens qui l’a jusqu’ici représenté près de cet éditeur gracieux.

Si rien de tout cela n’aboutissait, un jour, un mercredi notamment, j’irais vous trouver à la tombée de la nuit ; et, en causant, il nous viendrait à l’un comme à l’autre, des détails biographiques qui m’échappent aujourd’hui ; pas l’état civil, par exemple, dates, etc., que seul connaît l’homme en cause.

Je passe à moi.

Oui, né à Paris, le 18 mars 1842, dans la rue appelée aujourd’hui passage Laferrière. Mes familles paternelle et maternelle présentaient, depuis la Révolution, une suite ininterrompue de fonctionnaires dans l’Administration de l’Enregistrement ; et bien qu’ils y eussent occupé presque toujours de hauts emplois, j’ai esquivé cette carrière à laquelle on me destina dès les langes. Je retrouve trace du goût de tenir une plume, pour autre chose qu’enregistrer des actes, chez plusieurs de mes ascendants : l’un, avant la création de l’Enregistrement sans doute, fut syndic des Libraires sous Louis XVI, et son nom m’est apparu au bas du Privilège du roi placé en tête de l’édition originelle française du Vathek de Beckford que j’ai réimprimé. Un autre écrivait des vers badins dans les Almanachs des Muses et les Étrennes aux Dames. J’ai connu enfant, dans le vieil intérieur de bourgeoisie parisienne familial, M. Magnien, un arrière-petit-cousin, qui avait publié un volume romantique à toute crinière appelé Ange ou Démon, lequel reparaît quelquefois coté cher dans les catalogues de bouquinistes que je reçois.

Je disais famille parisienne, tout à l’heure, parce qu’on a toujours habité Paris ; mais les origines sont bourguignonnes, lorraines aussi et même hollandaises.

J’ai perdu tout enfant, à sept ans, ma mère, adoré d’une grand’mère qui m’éleva d’abord ; puis j’ai traversé bien des pensions et lycées, d’âme lamartinienne avec un secret désir de remplacer, un jour, Béranger, parce que je l’avais rencontré dans une maison amie. Il paraît que c’était trop compliqué pour être mis à exécution, mais j’ai longtemps essayé dans cent petits cahiers de vers qui m’ont toujours été confisqués, si j’ai bonne mémoire.

Il n’y avait pas, vous le savez, pour un poète à vivre de son art même en l’abaissant de plusieurs crans, quand je suis entré dans la vie ; et je ne l’ai jamais regretté. Ayant appris l’anglais simplement pour mieux lire Poe, je suis parti à vingt ans en Angleterre, afin de fuir, principalement ; mais aussi pour parler la langue, et l’enseigner dans un coin, tranquille et sans autre gagne-pain obligé : je m’étais marié et cela pressait.

Aujourd’hui, voilà plus de vingt ans et malgré la perte de tant d’heures, je crois, avec tristesse, que j’ai bien fait. C’est que, à part les morceaux de prose et les vers de ma jeunesse et la suite, qui y faisait écho, publiée un peu partout, chaque fois que paraissaient les premiers numéros d’une Revue Littéraire, j’ai toujours rêvé et tenté autre chose, avec une patience d’alchimiste, prêt à y sacrifier toute vanité et toute satisfaction, comme on brûlait jadis son mobilier et les poutres de son toit, pour alimenter le fourneau du Grand Œuvre. Quoi ? c’est difficile à dire : un livre, tout bonnement, en maints tomes, un livre qui soit un livre, architectural et prémédité, et non un recueil des inspirations de hasard, fussent-elles merveilleuses… J’irai plus loin, je dirai : le Livre, persuadé qu’au fond il n’y en a qu’un, tenté à son insu par quiconque a écrit, même les Génies. L’explication orphique de la Terre, qui est le seul devoir du poète et le jeu littéraire par excellence : car le rythme même du livre, alors impersonnel et vivant, jusque dans sa pagination, se juxtapose aux équations de ce rêve, ou Ode.

Voilà l’aveu de mon vice, mis à nu, cher ami, que mille fois j’ai rejeté, l’esprit meurtri ou las, mais cela me possède et je réussirai peut-être ; non pas à faire cet ouvrage dans son ensemble (il faudrait être je ne sais qui pour cela !) mais à en montrer un fragment d’exécuté, à en faire scintiller par une place l’authenticité glorieuse, en indiquant le reste tout entier auquel ne suffit pas une vie. Prouver par les portions faites que ce livre existe, et que j’ai connu ce que je n’aurai pu accomplir.

Rien de si simple alors que je n’aie pas eu hâte de recueillir les mille bribes connues, qui m’ont, de temps à autre, attiré la bienveillance de charmants et excellents esprits, vous le premier ! Tout cela n’avait d’autre valeur momentanée pour moi que de m’entretenir la main : et quelque réussi que puisse être quelquefois un des morceaux ; à eux tous c’est bien juste s’ils composent un album, mais pas un livre. Il est possible cependant que l’Éditeur Vanier m’arrache ces lambeaux mais je ne les collerai sur des pages que comme on fait une collection de chiffons d’étoffes séculaires ou précieuses. Avec ce mot condamnatoire d’Album, dans le titre, Album de vers et de prose, je ne sais pas ; et cela contiendra plusieurs séries, pourra même aller indéfiniment, (à côté de mon travail personnel qui je crois, sera anonyme, le Texte y parlant de lui-même et sans voix d’auteur).

Ces vers, ces poèmes en prose, outre les Revues Littéraires, on peut les trouver, ou pas, dans les Publications de Luxe, épuisées, comme le Vathek, Le Corbeau, Le Faune.

J’ai dû faire, dans des moments de gêne ou pour acheter de ruineux canots, des besognes propres et voilà tout (Dieux Antiques, Mots Anglais) dont il sied de ne pas parler : mais à part cela, les concessions aux nécessités comme aux plaisirs n’ont pas été fréquentes. Si à un moment, pourtant, désespérant du despotique bouquin lâché de Moi-même, j’ai après quelques articles colportés d’ici et de là, tenté de rédiger tout seul, toilettes, bijoux, mobilier, et jusqu’aux théâtres et aux menus de dîner, un journal, La Dernière Mode, dont les huit ou dix numéros parus servent encore quand je les dévêts de leur poussière à me faire longtemps rêver.

Au fond je considère l’époque contemporaine comme un interrègne pour le poète, qui n’a point à s’y mêler : elle est trop en désuétude et en effervescence préparatoire, pour qu’il ait autre chose à faire qu’à travailler avec mystère en vue de plus tard ou de jamais et de temps en temps à envoyer aux vivants sa carte de visite, stances ou sonnet, pour n’être point lapidé d’eux, s’ils le soupçonnaient de savoir qu’ils n’ont pas lieu.

La solitude accompagne nécessairement cette espèce d’attitude ; et, à part mon chemin de la maison (c’est 89, maintenant, rue de Rome) aux divers endroits où j’ai dû la dîme de mes minutes, lycées Condorcet, Janson de Sailly enfin Collège Rollin, je vague peu, préférant à tout, dans un appartement défendu par la famille, le séjour parmi quelques meubles anciens et chers, et la feuille de papier souvent blanche. Mes grandes amitiés ont été celles de Villiers, de Mendès et j’ai, dix ans, vu tous les jours mon cher Manet, dont l’absence aujourd’hui me paraît invraisemblable ! Vos Poètes Maudits, cher Verlaine, À Rebours d’Huysmans, ont intéressé à mes Mardis longtemps vacants les jeunes poètes qui nous aiment (mallarmistes à part) et on a cru à quelque influence tentée par moi, là où il n’y a eu que des rencontres. Très affiné, j’ai été dix ans d’avance du côté où de jeunes esprits pareils devaient tourner aujourd’hui.

Voilà toute ma vie dénuée d’anecdotes, à l’envers de ce qu’ont depuis si longtemps ressassé les grands journaux, où j’ai toujours passé pour très-étrange : je scrute et ne vois rien d’autre, les ennuis quotidiens, les joies, les deuils d’intérieur exceptés. Quelques apparitions partout où l’on monte un ballet, où l’on joue de l’orgue, mes deux passions d’art presque contradictoires, mais dont le sens éclatera et c’est tout. J’oubliais mes fugues, aussitôt que pris de trop de fatigue d’esprit, sur le bord de la Seine et de la forêt de Fontainebleau, en un lieu le même depuis des années : là je m’apparais tout différent, épris de la seule navigation fluviale. J’honore la rivière, qui laisse s’engouffrer dans son eau des journées entières sans qu’on ait l’impression de les avoir perdues, ni une ombre de remords. Simple promeneur en yoles d’acajou, mais voilier avec furie, très-fier de sa flottille.

Au revoir, cher ami. Vous lirez tout ceci, noté au crayon pour laisser l’air d’une de ces bonnes conversations d’amis à l’écart et sans éclat de voix, vous le parcourrez du bout des regards et y trouverez, disséminés, les quelques détails biographiques à choisir qu’on a besoin d’avoir quelque part vus véridiques. Que je suis peiné de vous savoir malade, et de rhumatismes ! Je connais cela. N’usez que rarement du salicylate, et pris des mains d’un bon médecin, la question dose étant très-importante. J’ai eu autrefois une fatigue et comme une lacune d’esprit, après cette drogue ; et je lui attribue mes insomnies. Mais j’irai vous voir un jour et vous dire cela, en vous apportant un sonnet et une page de prose que je vais confectionner ces temps, à votre intention, quelque chose qui aille là où vous le mettrez. Vous pouvez commencer, sans ces deux bibelots. Au revoir, cher Verlaine. Votre main

STÉPHANE MALLARMÉ

Le paquet de Villiers est chez le concierge : il va sans dire que j’y tiens comme à mes prunelles ! C’est là ce qui ne se trouve plus : quant au Contes Cruels, Vanier vous les aura, Axël se publie dans La Jeune France et l’Ève future dans la Vie Moderne.」




◆『世界文学大系43 マラルメ/ヴェルレーヌ/ランボオ』より◆


ステファヌ・マラルメ「自叙伝 ヴェルレーヌ宛の手紙」(鈴木信太郎訳):

「巴里、1885年十一月十六日、月曜日

 わが親愛なヴェルレーヌ君

 貴君の御用件に関して遅れましたのは、ヴィリエの未発表作品で、私が、残念ながら、少々あちこちに、貸してしまったものを探していたからです。同封しましたのは、私の所有している殆ど僅かなものです。
 然しこの親しい、居るかと思えば居なくなる旧友に関する正確な情報については、何も私は持っておりません、その住所さえ知らないのです。どこかの街の曲り角で、毎年、何か神様が存在するからでしょう、われわれ二人の手は互に、前日別れた時のように、再び握り合うのです。それは別として、ヴィリエは会合の約束には正確でしょう、そして『今日の人物』のためにもまた同様に『呪われた詩人』のためにも、貴君がよろしければ、彼の『アクセル』刊行のため種々(いろいろ)と用事がある筈のヴァニエ書房で彼と会おうと望まれる日に、そこに指定の時間に行かないなどとは、疑念のないこと、何の疑う余地もないと、私は思っています。文字通りに、誰も彼以上に時間が正確なものは居ない。それゆえ先ずヴァニエに彼の住所を照会して、この親切な出版者に対して今まで彼の代理をしていたダルザン氏から、所書を得べきです。
 (ヴィリエの包はコンシェルジュに預けてあります。言うまでもなく、私は自分の眼の玉ぐらいに大切にしているのです。それは最早見出せないものです。『残酷物語』については、ヴァニエが貴君にお見せするでしょう、『アクセル』は「若きフランス」誌に、『末来のイヴ』は「近代生活」誌に掲載されています。)
 若しこれら全てが何にもならなかったら、いつか一日、水曜日あたりが好適なのですが、日暮方、貴方をお訪ね致しましょう。そして、話し合ってお互に、今日聞き漏らしている伝記的な詳細の一つ一つに到達するでしょう。それも例えば、係争中の人間だけが知っている、身分とか、日付とか、其他ではなくて。
 私自身の問題に移りましょう。
 そうです、一八四二年三月十八日、巴里の生れで、街は今日はラフェリエール小路と称ばれている所です。私の家は、父方も母方も、大革命以来、登記管理局の官吏として代々出仕していた。役所ではいつも殆ど高官に昇ったのであったが、私は襁褓の自分から定められていたこの職業を巧みに遁れたのであった。多くの祖先の中には、証書類を記録するより以外のことに、筆を執る趣味のあった形跡が見られる。或る一人は、身分登記制度の設立以前だが、ルイ十六世治下の書籍商の組合長であった。そしてその名前が、ベックフォード著『ヴァテック』のフランス語である初版の、劈頭にある国王の出版許可証の下に見られた。その本を私が再び刊行したのです。祖先の他の一人は、戯作の詩を『詩女神年鑑』や『御婦人方への贈物』の中に書いている。私は子供の頃、巴里の中流市民の古風な家庭の中で、[欠字]・マニアン氏を識った。又従兄弟(またいとこ)の子で、全く勇ましくも浪曼的な「天使」とか「悪魔」とか題された本を一冊刊行していた。これは私が貰う古本屋のカタログの高価本の部類に、時折見かけられた。
 私は先程、巴里市民の家庭と言った、それはいつも巴里に住んでいたからである。然し発祥の地はブウルゴーニュであり、またロオレーヌであり、オランダでさえもある。
 私は全く幼少の時、七歳で母を失い、祖母に可愛がられて、その手で始め育てられた。それから諸処の寄宿学校や中学校を転々し、ラマルチーヌのような浪曼的な気持で、或る友人の家で会ったことのあるベランジェに、いつかは取って代ろうという望みを秘かに懐いていた。さていよいよ実行に移す段になると、なかなか込み入っていたので、長い間、私は詩の小さな練習帳に百冊も練習したが、記憶が正しいとすれば、いつも取上げられて仕舞ったように私は憶えている。

 御存知の通り、私が生活を始めた頃、詩人にとっては、仮令その芸術を数段卑俗に引下げても尚、芸術によっては生活のしようも無かった。而も私は、それを決して悔んだことがなかった。唯単にポオをもっとしっかり読もうと思って英語を修めた私は、二十歳の時英国に出掛けた。主として、遁れ去るためであったが、一方にまた、英語を話してそれを学校で教え、静かに、他の強いられた糊口の手段を免れるためでもあった。私は結婚していたので、それは差し迫っていた。
 茲に二十年以上も経た今日になってみると、実に多くの時間を空費したにも拘らず、私はよくもやったものだと、悲しい気持で、思っている。それは、わが青年期の散文作品及び詩篇とは別に、また、それらに引続いた作品で、文芸雑誌の創刊号が刊行される度毎に、殆ど到る処で発行されて、評判となった創作とは別に、私はいつも、煉金道士が、偉大な仕事(引用者注: 「偉大な仕事」に傍点)鎔鑪に糧を与えるために、その家具もその家の大梁(おおはり)さえも燃したように、あらゆる虚栄とあらゆる満足とを犠牲にする覚悟をしていた、道士の辛抱強さを以て、他の一事を夢みて試みたのであった。何であるか。それは説明するのが難(むずか)しい。簡単に言えば、数巻からなる一の書物である。一の書物とは一の書物であって、建築的であり予め熟考されたものであり、如何に驚嘆すべき霊感であったとしても、偶然の霊感の蒐集ではない…… 更に突込んで言うならば、それを書いたところの誰かによって、精霊(「精霊」に傍点)にさえよって、その知らぬ間に試みられた、根本に於いてただ一つしかないと確信される、書物(「書物」に傍点)というものである。地球(引用者注: 「地球」に傍点)のオルフェウス派神秘主義的解釈、それこそ詩人の唯一の義務であり、極めて優れた文学的遊戯である。何故なら、その時に非個性的で而も生きている、書物の律動それ自体は、その頁付けに於いてまで、この夢、即ちオード(引用者注: 「オード」に傍点)の方程式に並列されるのである。
 これが、親愛なる友よ、赤裸々な、私の悪徳の告白です。私はこれを千度も投げ棄てました。疵のついた或は疲れ切った精神ですが、それが私に取り憑いて、恐らく私はやり遂げるでしょう。それもこの著作をその全体として作るのではなく(そのためには誰だか私の知らない人が必要でもありましょう)、ただその製作されたものの一断片を示すだけ、その光栄ある真正さを或る場所によって燦(かが)やかせるだけで、残余の全体については一生涯かかっても足りないことを示すのみです。作られた部分部分によってこの書物が存在していることと、私が完成し得なかったであろうものを私は知っていたと証明すること。
 幾多の既に知られている断片が、時々、愛すべきまた秀れた精神(その最初が貴君だが)の好意を私に齎らした、その数多い断片を蒐集することをあまり急がなかったような場合は、これほど簡単なことはありません。それら全ては、私にとっては自分の腕を保とうとする以外の、一時的な価値を持ってはいなかった。そして時折、その[一語欠字]の一つが彼等全てに如何に成功を獲ち得ようと、それらは一冊のアルバムを構成しているかどうかであって、一の書物でないことはまさに正確であります。併しながら出版者ヴァニエがそれらの断片を私から奪うことは可能でありますが、然し私はただ頁の上に、数百年前の乃至は貴重な、襤褸切の蒐集を人が貼付けるやうにしか、それらを貼付けないでしょう。『アルバム・ド・ヴェール・エ・ド・プローズ』という題名のアルバム(引用者注: 「アルバム」に傍点)に、この有罪宣告的な語義があるとは、私は知りません。それは種々な系列を含むでしょう、無限に拡がることまで可能でしょう(私の個人的な仕事はその傍らに、無名のまま、本文(引用者注: 「本文」に傍点)はそこに彼自身について語りながら、作者の声なしに、存在するだろうと思われます)。
 これらの詩句、これらの散文詩を、文芸雑誌以外に於いて、見出し得るし、贅沢版に於いても、『ヴァテック』や『大鴉』や『半獣神』のように、絶版となっているわけではない。
 私は、窮境に陥った時や、破産しそうに金のかかる端艇(カノー)を買うために、本当の勤労をしなければならなかった、そしてそれだけの話だが(『昔の神々』や『英語の単語』だ)、語らない方が良かろう。これを除いて、必要に対してもまた快楽に対しても、譲歩したことは多くはなかった。併しながら、或る時期に於いては、自分自身から捻り出す独断的な駄本に希望を失って、あちらこちらに幾つかの雑文を持込んでから、たった一人で新聞を、それも化粧だの、宝石だの、家具だの、芝居や食事の献立に至るまで、編輯を試みたが、この新聞『最新流行』の発行された八号だか十号だかは、未だに私が塵を払って取出す時には、私を長い間夢想に沈ませるのに役立つのである。
 実際、私は現代の時期を、そこに介入する必要のない詩人にとっては、空位時代と考えている。即ち、この時期は、後年を或は永久を目標として秘法を以て仕事をして時々生きている人々に訪問名刺を送ることよりも、他の仕事を為すべきためには、あまりに中絶の時であり又あまりに沸騰準備的時代である。その訪問名刺は、スタンス乃至ソンネであって、そうする筈はないとしても彼等から石を投げつけられて抹殺されないためである。
 孤独は必然的にこの種の態度を伴うのです。そして我家(それは現在はローマ街八十九番地ですが)への帰途を除いて、私が自分の時間の十分の一税を取立てられた方々の場所、コンドルセとか、ジャンソン・ド・サイイとかの国立高等中学校や、最後のロラン高等中学校に於いては、殆ど休息しません。家の者にとって禁じられている住宅の中の全てのものよりも、古めかしいが身に親しい家具調度の間に居ることを、また屡々白紙ではあるが紙の方を、私は好むからです。私の大きな愛情は、ヴィリエと、マンデスとのそれでした。そして私は、十年、毎日毎日、わが親愛なマネーと会っていたので、その今日の不在は私には真実ではないように思われます。親愛なヴェルレーヌよ、貴君の『呪われた詩人』と、ユイスマンスの『さかしまに』とは、長く開かれなかったわが火曜会に於いて、若い詩人たちの興味をそそった。彼等は(マラルミストは別して)われわれを愛していて、そこにはただ邂逅しかなかったのに、私によって試みられた或る影響があると人は信じたのです。鋭く尖っていた私は、同じような若い精神が今日そこに転向すべき方向に十年先きに向ったのでした。
 以上が逸話をはぶいた私の全生涯です。随分長いこと以前から、種々の大新聞が、いつも私を甚だしい変人と見做して、くどくどと繰返したこととはあべこべです。私は穿鑿してみて、毎日の倦怠や、歓喜や、内心の悲しみを除いては、他の何物も見ません。何かのあらわれ(「あらわれ」に傍点)が、舞踊の上演されるところ、オルグの演奏されるところ、到るところに現れる。これは私の二つの、殆ど矛盾している芸術的情熱であるが、その感覚は炸裂するでしょう、そしてそれだけです。私は、私の遁走曲(フーガ)を忘れていた。私は、精神が疲労し過ぎると直ちに、セーヌ河畔でフォンテーヌブローの森の辺の、同一地点に、数年来逃げて来る。ここでは、私は、ただ川逍遥の船遊びにばかり夢中の別人となった。私は、河がその水の中に毎日の一日中を、その日々を失ったという印象も後悔の一片影すらも人が持つことなく、呑み込ませてしまうのを尊敬している。マホガニーの端艇に乗る単独な散歩者、だが、熱狂した帆走者は、彼の小船隊が甚だ御自慢なのです。
 親愛な友よ、これで失礼する。遠く離れた友達同志の、声も張り上げない、あの楽しい会話の時の調子を残すようにと、鉛筆でノートしたこれら全てを、貴君は読まれるでしょう、貴君はこれらを、眼先きで軽く走り読みするでしょう、そしてここに、散らばらに幾つかの選ぶべき微細な伝記的事項で、多少真実の見解を持つ必要があることを、見出されるでしょう。貴君が御病気である、リウマチスを患っておられると知って、どんなに私は心を痛めていることか。私もその病気を知っています。非常に稀にしかサリチル酸を用いなさるな、そして服薬量の問題が極めて重大だから、良い医者にお懸りなさい。私は昔、この薬を用いて後、疲労し切って、精神の虚脱のような空隙を感じました。私の不眠症もこの薬の所為にしています。だが、そのうち、ソンネ一篇と散文一頁とをお届けしながら、貴君にお会いして、そのことをお話しましょう。それらの作品は、貴君の意志によって、それを入れようとする場合に合うような代物です。この二つのがらくた詩篇(「がらくた詩篇」に傍点)なしに、貴君が書き始めても大丈夫です。これで失礼します、親愛なヴェルレーヌよ。さよなら。

 ステファヌ・マラルメ」



※新字・新かなに改めました。




こちらもご参照ください:

ステファヌ・マラルメ 『骰子一擲』 秋山澄夫 訳
『マラルメ 詩と散文』 松室三郎 訳 (筑摩叢書)



































































プロフィール

ひとでなしの猫

Author:ひとでなしの猫
 
うまれたときからひとでなし
なぜならわたしはねこだから
 
◆「樽のなかのディオゲネス」から「ねこぢる」まで◆

Koro-pok-Guru
Away with the Fairies

難破した人々の為に。

分野: パタフィジック。

趣味: 図書館ごっこ。

好物: 鉱物。スカシカシパン。タコノマクラ。

将来の夢: 石ころ。

尊敬する人物: ジョゼフ・メリック、ジョゼフ・コーネル、尾形亀之助、森田童子。

ハンス・アスペルガー・メモリアル・バーベキュー。

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